Dans Berlin, cette cité parfois inhospitalière, profondément marquée par un passé souvent ombre, subsistent des traces de temps innocents où les enfants venaient dépenser leur quelques pfennings d’argent de poche en bonbons, chewing-gums et autres gadgets, à l’époque “Made in Japan” ,sur la route du retour de l’école.
En allemand ils s’appellent les Kaugummiautomaten, et étaient diposés selon un savant quadrillage dans tout Berlin-ouest pour attraper les petits consommateurs.
Aujourd’hui ces distributeurs servent de support à des tags et des stickers ou accueillent bouteilles de soda ou de bière vides.
Le plus souvent ils n’ont droit à aucun regard , même de leurs ex-clients.
Avant qu’ils disparaissent définitivement dans l’opération de chirurgie esthétique d’une ville mondialisée du vingt-et-unième siècle, ils apparaissent une dernière fois mis en vedette, comme les symboles d’une civilisation bientôt complètement disparue.